18 heures après l'atterrissage du rover Perseverance à la surface de la planète, un microphone de l'agence spatiale française CNE a été activé sur celui-ci. Les données de celui-ci sont arrivées sur Terre en quelques minutes, mais il y avait un silence suspect dans les haut-parleurs. Les opérateurs avaient déjà décidé que le microphone était cassé, comme lors des missions précédentes, mais ensuite Perseverance a commencé à bouger et des sons sont apparus - le grincement des roues, le bourdonnement des servos, le sifflement des lasers pour brûler le sol pendant l'échantillonnage.
Il a fallu une année entière à Paul Sabatier de l'Université Toulouse III, accompagné de scientifiques du CNRS et de l'ISAE-SUPAERO, pour décrypter les sons incroyablement silencieux de l'atmosphère martienne. Ce silence est étrange et quelque peu inquiétant, car il reproduit le célèbre dicton "Dans l'espace, personne ne peut vous entendre crier". L'atmosphère de Mars est composée à 96% de CO2, donc le son à hautes fréquences se propage beaucoup plus rapidement qu'à basses fréquences, ce qui rend presque impossible d'entendre la parole humaine, même à bout portant.
Les vents martiens ne hurlent pas comme ceux de la Terre et leur approche est difficile à entendre de loin, même avec des instruments sensibles. Cela est dû à la différence de vitesse de propagation du son dans les atmosphères des deux planètes. Sur Terre, elle est d'environ 1224 km/h, et sur Mars elle n'est que de 864 km/h, les sons voyagent ici une fois et demie moins vite, et les futurs colons devront en tenir compte.
2022-04-15 14:06:15
Auteur: Vitalii Babkin